Dans la sourate Al-Mulk (La Royauté, 67:19), le Coran déclare : « N'ont-ils pas vu les oiseaux au-dessus d'eux, déployant et repliant leurs ailes ? Seul le Tout Miséricordieux les soutient. Il est certes Voyant de toute chose. »
Cette invitation à observer le vol des oiseaux est répétée dans plusieurs versets du Coran, notamment dans la sourate An-Nahl (16:79) et la sourate Al-Mulk (67:19).
Le contexte historique
Au VIIe siècle, le vol des oiseaux était un mystère. Personne ne comprenait comment les oiseaux pouvaient voler, planer et se maintenir dans les airs. La physique du vol n'a été comprise qu'à partir du XIXe siècle avec les travaux sur l'aérodynamique.
La confirmation scientifique
La science moderne a révélé la complexité extraordinaire du vol des oiseaux :
- L'aérodynamique : Le vol des oiseaux repose sur des principes aérodynamiques complexes (portance, traînée, poussée). La forme des ailes, leur courbure et leur mouvement créent une portance qui permet à l'oiseau de se maintenir en l'air.
- Le vol plané : Certains oiseaux, comme les albatros, peuvent planer sur des centaines de kilomètres sans battre des ailes, en exploitant les courants ascendants et les gradients de vent.
- La migration : Les oiseaux migrateurs parcourent des milliers de kilomètres, naviguant grâce au champ magnétique terrestre, aux étoiles et au soleil. La sterne arctique migre chaque année de l'Arctique à l'Antarctique, soit environ 70 000 km par an.
- Le vol stationnaire : Certains oiseaux, comme le colibri, peuvent voler sur place, battant des ailes jusqu'à 80 fois par seconde.
Le Coran affirme que c'est « le Tout Miséricordieux » qui soutient les oiseaux dans les airs. Cette affirmation souligne que le vol des oiseaux, avec toute sa complexité aérodynamique, est rendu possible par la conception divine.
La portée scientifique
Le verset coranique utilise le terme arabe saffat (صافات) qui signifie « déployant les ailes » et yaqbidna (يقبضن) qui signifie « repliant les ailes ». Cette description précise des deux phases du vol (déploiement et repliement des ailes) correspond exactement au mécanisme du vol des oiseaux.